Comme un jardin sauvage

Foin séché et toile usée
Cantate éraillée boiseries vermoulues
Murmurant silence
Tapisserie pâlie de chemins délavés
Où mille soleils ont reposé
Des caresses de temps doré
Traversin de fenêtres
Où mille lunes blanches nuits
Ont coloré d’ombre mystère
Le vert espoir abri d’émois
Comme un jardin sauvage
Vestiges de mémoires
Entre les déchirures des fables de chiffon
Et des pluies de toitures qui filent comme soie
De céladons chagrins  
Dans les feuillages foisonnants
Du fauteuil vert vieillissant

© Gaëna da Sylva

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