Confession Quatre-Vingt-Quinze

Vie stridente et jolie fleurie
Pare de couleurs mystiques
Les intérieurs et les refuges
Où d’invisibles cœurs
Battent tranquillement
Contre l’écran des souvenirs
Boucliers de verre opaque
Où tu sais croire encore
En l’invisible vent d’un jour

Que ton histoire de guerres
Lasses, froides et dures
De chairs meurtries
De peaux brûlées au nom de rien qui vaille
De mémoires tailladées
Où tu sais croire encore…

D’absolues certitudes
Crues
Ornées de papillons noirs
Les heures justes de la torpeur
Et les jolis vers gracieux
Légers, chantant tels de pieuses sentences
Parsemés sans vergogne
De hiatus
De muettes non élidées
Sans le rimmel des poésies

Sans rien.
Que des souvenances
Que des souvenances
À porter, mener...
Disperser dans la mémoire brève
L'utopique vaillance de fraîcheur et d'espoirs

Ah! Pauvre monde riche...
L'aridité de ton aisée conscience
Te mène, divaguant, sur des mers blessées

Gaëna da Sylva, L'autre novembre, Pour attendre l'aurore




No comments:

Post a Comment

A few words...

Note: only a member of this blog may post a comment.