Confession Quatre-Vingt-Dix-Neuf


J’ai photographié beaucoup les gens. Les gens de la rue, les gens devant une toile. La nudité des femmes, les gentilles familles. L’amour en célébration. Puis je suis retournée vers moi. Mon expérience intime, spirituelle. La relation à mon corps, cette chair qui me contient et m’enveloppe. Me protège. J’aime penser que la femme de 46 ans que je suis sait aussi occuper son espace, dans ses marques, géographie de son passé, cicatrices, petits chemins vers des jardins intérieurs, récit de la maternité, gravures des sourires et étincelles déposées par les histoires tristes ou follement drôles. Je ne suis d’aucune vague, sans appartenance autre que le désir. La passion de suivre les lueurs écrire mes mémoires.

2 comments:

  1. Ce projet me fascine et m'émeut à la fois. J'y retrouve esthétisme, profondeur et une part de fragilité. Tu poses un regard tendre et sombre à la fois sur la vie et par ricochet, sur toi. Dans cette masse d'images dont nous sommes envahis, je remercie les artistes comme toi qui savent encore maîtriser l'appareil et l'art.

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  2. Nous ne sommes plus un moment que le reflet des autres.

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A few words...

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